Musée romain

Les Gallo-romains et la mort

Les Gallo-Romains croyaient en une forme de survie après la mort.

Avant de mourir, certains Gallo-Romains faisaient leur testament afin de régler leur succession, leurs funérailles, l'aspect de leur tombeau et son entretien, les repas funéraires, etc. L'exécuteur testamentaire se chargeait de réaliser les volontés du défunt.

Les funérailles étaient payées par la personne décédée ou sa famille. Les gens de condition modeste s'associaient en collège funéraire qui, moyennant une cotisation, prenait en charge les frais de la sépulture (achat du terrain, aménagement et entretien de la tombe, repas et offrandes périodiques). Les personnages importants de la communauté recevaient parfois l'hommage de funérailles publiques.

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Stèle funéraire en pierre calcaire de Visellia Firma, érigée par ses parents. La fillette est décédée à l'âge d'un an et cinquante jours. Nécropole d'En Chaplix. 2e siècle apr. J.-C.
D(iis) M(anibus) S(acrum) / Viselliae Firmae / Visel(lius) Firminus et / Iulia Secunda parentes / infe(licissimi) vix(it) an(no) I Dieb(us) L
"Consacré aux Dieux Mânes de Visellia Firma. Visellius Firminus et Iulia Secunda, ses parents profondément affligés (ont élevé ce monument). Elle a vécu un an et cinquante jours"
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Vitrine des urnes funéraires. On y voit notamment
des urnes en céramique, en verre et en plomb,
ainsi qu’un couvercle en marbre figurant un Amour endormi

Les nécropoles se situaient le long des voies et, comme l'exigeait la loi romaine, à l'extérieur de l'agglomération. Le défunt était amené au cimetière sur une civière portée par ses proches. L'inhumation et l'incinération coexistaient. Le rite de la crémation était prédominant au cours des deux premiers siècles de notre ère. Seuls les bébés dont les dents n'avaient pas percé étaient inhumés quelle que soit l'époque. A partir de la seconde moitié du 3e siècle apr. J.-C., l'inhumation devint la règle, sans doute sous l'influence des cultes orientaux et du christianisme.

Dans le cas d'une incinération, le mort était déposé sur un bûcher à ciel ouvert avec des objets personnels (vêtements, bijoux) et des récipients contenant des aliments. Pendant la crémation, des plantes aromatiques et des parfums contenus dans de petites fioles étaient jetés dans le feu. Puis les ossements recueillis étaient placés dans une urne qui était déposée dans une fosse accompagnée d'une partie des objets brûlés. Le plus souvent l'urne était un récipient en céramique ou en verre, réalisé primitivement pour un usage domestique, parfois un coffret en bois; il s'agit rarement d'un réceptacle fabriqué pour un usage funéraire.

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Vitrine des inhumations d’enfants, présentant
un petit sarcophage de plomb et
une série d’offrandes en céramique et en verre

Quand ils étaient inhumés, les défunts étaient régulièrement déposés dans un cercueil de bois; l'usage de sarcophages en pierre ou en plomb, rares dans nos contrées, n'intervient que tardivement. Le corps reposait en général sur le dos, moins fréquemment sur le ventre ou sur le côté. Des offrandes étaient souvent déposées dans le cercueil ou dans la fosse, mais nous n'en avons qu'une vision partielle car seuls subsistent en général les objets en matériaux non périssables tels que la céramique, le verre ou le métal; nous ne trouvons que rarement les traces d'aliments ou d'objets en vannerie, en cuir, en bois ou en tissus.

Une fois la tombe refermée, son emplacement était matérialisé afin de la signaler à l'attention des vivants, de faire respecter son caractère inviolable et de permettre de rendre hommage au disparu. Le marquage de la sépulture prenait des formes diverses, stèle de pierre ou de bois, simple caillou, petit monticule mais aussi édicule ou mausolée. Les stèles comportaient le plus souvent une épitaphe gravée accompagnée ou non de motifs sculptés. La formule initiale de l'inscription Dis Manibus, souvent abrégé par D M, consacrait la tombe aux dieux mânes du défunt, soit les âmes des morts; venaient ensuite le nom de ce défunt, parfois sa filiation et son âge, sa profession, ses titres honorifiques, puis finalement le nom de la personne ayant réalisé le monument.

Généralement le défunt était représenté seul, éventuellement accompagné de son épouse ou de son fils; parfois, il figurait exerçant sa profession. Sous l'Empire, le rôle des portraits funéraires était de conserver la mémoire du défunt. Certaines stèles s'agrémentaient d'une ornementation symbolisant l'immortalité de l'âme : laurier, oiseau, astre. Pour les personnages fortunés, l'emplacement de la tombe pouvait être indiqué par une construction monumentale comprenant les statues des défunts, comme sur le site d'En Chaplix. De tels monuments étaient entourés de jardins, ornés de statues, parfois de bassins et protégés par un mur.

 

Espace inviolable et sacré, la tombe et son domaine demeuraient la propriété du défunt. A intervalles réguliers, le culte rendu aux morts se concrétisait par des repas offerts lors des parentalia (du 13 au 21 février) ou par des libations (acte religieux consistant à répandre un liquide).

Plusieurs des nécropoles d'Aventicum sont connues. La plus monumentale et la plus riche semble avoir été celle de la Porte de l'Ouest, où furent notamment trouvés les vestiges de plusieurs chapelles funéraires et bon nombre de stèles, ainsi que la tombe d'une jeune chrétienne. La nécropole du Port, située près du lac, comptait une quarantaine de sépultures modestes; peut-être était-elle réservée aux ouvriers du port ? La nécropole d'En Chaplix située au bord de la voie quittant la ville par la Porte du Nord-Est comportait environ deux cents sépultures dont les offrandes témoignent d'une situation socio-économique élevée.

Le site funéraire d'En Chaplix

D'importants vestiges furent découverts sur le site d'En Chaplix, à quelques centaines de mètres de la Porte du Nord-Est d'Aventicum, lors des travaux de construction de l'autoroute.

Vers 15/10 av. J.-C., sous le règne de l'empereur Auguste (27 av. J.-C. à 14 apr. J.-C.), un premier sanctuaire est édifié. Au centre d'un espace carré à ciel ouvert, délimité par un fossé, un édicule en bois protège la sépulture à incinération d'une femme accompagnée probablement de son enfant. La découverte dans la tombe de deux fibules provenant des régions du Danube ou de l'est de l'arc alpin permet d'envisager la même origine pour la défunte. Cette sépulture fait alors l'objet d'un culte, qui se manifeste principalement par des offrandes monétaires.

Vue aérienne du site d’En Chaplix durant la fouille de 1989

Sous le règne de Tibère (14-37 apr. J.-C.), le développement du site d'En Chaplix est rapide et spectaculaire. L'aménagement de la route quittant Aventicum par le nord-est est suivi de la reconstruction et de l'agrandissement du sanctuaire primitif. L'édicule est remplacé par un petit temple gallo-romain (fanum) et une chapelle.

Un deuxième ensemble similaire est aménagé juste à côté. Les élévations sont probablement en bois, sur des fondations maçonnées. La fréquentation de ces sanctuaire est intense pendant le 1er siècle de notre ère et se perpétue jusqu'au 4e siècle apr. J.-C.

Entre 23 et 28 apr. J.-C., de l'autre côté de la route, un premier monument funéraire est édifié.
Vers 40 apr. J.-C. un second monument est élevé dans un enclos accolé au précédent.

Modélisation schématique de l’ensemble cultuel et
funéraire d’En Chaplix. Au premier plan, la nécropole;
au second plan le sanctuaire;
à droite, le monument funéraire nord

Dès la seconde moitié du 1er siècle apr. J.-C., une nécropole, délimitée par des fossés, se développe au voisinage immédiat des monuments funéraires. Les sépultures datent essentiellement du 2e siècle apr. J.-C., mais quelques-unes apparaissent encore au début du 3e siècle apr. J.-C.

Dans la seconde moitié du 2e siècle apr. J.-C., deux chaperons provenant du mur de clôture des monuments funéraires sont utilisés pour signaler des tombes de la nécropole, signe du délabrement des enclos et peut-être de l'abandon du culte rendu aux défunts.

Vers la fin du 3e siècle (?) apr. J.-C., les monuments sont démantelés par des récupérateurs de pierre.

Les monuments funéraires d'En Chaplix

Modélisation des deux monuments funéraires d’En Chaplix

Entre 23 et 40 apr. J.-C., deux monuments funéraires (mausolées) de 23 et 25 m de hauteur furent érigés le long de la route principale quittant Aventicum par la Porte du Nord-Est. Leur architecture ainsi que leur décor s'inspirèrent des modèles gréco-romains.

De ces édifices en calcaire du Jura qui se dressaient dans des enceintes maçonnées, seules les fondations, ainsi que plusieurs centaines d'éléments épars sont conservés. Ils furent démantelés, probablement déjà à la fin de l'Antiquité, par des récupérateurs de pierre, qui abandonnèrent sur place les éléments d'architecture et de sculpture jugés impropres au réemploi.

Les édifices avaient une élévation similaire, divisée en trois parties. Le niveau inférieur offrait l'aspect d'un podium massif de forme semi-circulaire, sur lequel se trouvait notamment l'inscription, aujourd'hui disparue, mentionnant les noms des défunts, ainsi que les hauts faits de leur carrière militaire, politique ou professionnelle. L'identité de ces notables demeurera sans doute à jamais inconnue. Le niveau principal correspondait à un édicule à colonnes abritant trois statues, celles des défunts et de leur famille. Le personnage central était toujours un peu plus grand que les deux autres. Le dernier niveau était composé d'une flèche ornée de tuiles en écailles taillées dans la pierre. La vision, imposante pour le passant de l'époque, révélait l'harmonie des lignes qui convergeaient vers l'édicule et les statues.

Reconstitution du monument funéraire sud
d’En Chaplix. Aquarelle de Brigitte Gubler, Zurich

Le décor des deux monuments dénotait une forte influence hellénistique. L'absence de traces de polychromie n'exclut pas la possibilité que certaines parties aient été peintes, comme c'est le cas pour d'autres monuments comparables.

Les enclos, peut-être ornés de statues et agrémentés de jardins, étaient des espaces réservés aux défunts pour leur quiétude ainsi qu'à leurs proches pour l'accomplissement de cérémonies commémoratives et de banquets funéraires. Aucune sépulture susceptible d'avoir accueilli les défunts n'a été découverte; il est possible que les urnes se trouvaient placées sur les monuments ou que ceux-ci aient été des cénotaphes (tombeau élevé à la mémoire d’un mort et qui ne contient pas son corps).

On ne connaît pas les liens unissant ces deux monuments jumeaux, construits à une douzaine d'années

d'intervalle. Toutefois, il paraît plausible d'imaginer que les destinataires étaient parents et peut-être propriétaires de la villa suburbaine voisine, au lieu-dit « Le Russalet ». Villa et monuments appartenaient probablement à une grande famille helvète, confirmant ainsi l'intégration rapide de l'aristocratie indigène au nouvel ordre romain. Ces deux monuments témoignent enfin de la prospérité d'Avenches à l'époque tibérienne.

Le monument nord

Lors de la construction du premier édifice, l'instabilité du terrain obligea les constructeurs à faire reposer les fondations sur un réseau de pieux de chêne profondément implantés. La date d'abattage des bois, conservés grâce à l'humidité du sous-sol, a pu être fixée entre 23 et 28 apr. J.-C. par la dendrochronologie.

Le décor sculpté comportait dans la partie supérieure du podium, de part et d'autre de l'exèdre, deux groupes symétriques formés d'un Triton saisissant une Néréide. La partie incurvée était sans doute ornée de frises, comme en témoignent notamment trois portraits d'hommes très mal conservés, dont un appartenant peut-être à une procession.

L'édicule était de plan octogonal, si l'on en juge par la forme du toit. Des trois statues, il ne reste que peu de fragments. Une femme, probablement la propriétaire et donatrice du monument, se trouvait au centre, encadrée de deux hommes en toge.

Le toit était couronné par un groupe représentant un Satyre portant Bacchus enfant. Ce groupe exprimait symboliquement l'apothéose des défunts.
 

Le monument sud

Le second édifice était construit sur le même modèle. Le terrain plus stable ne nécessita pas l'implantation de pieux. Leur absence ne permet pas de dater ce monument aussi précisément que le premier.

Le décor, similaire, est mieux conservé. Dans la partie supérieure du podium, des Griffons portant des Néréides remplaçaient les Tritons. Aux angles du piédestal, deux Attis dits "dansant" suivis d'un clipeus (motif décoratif circulaire) encadraient peut-être l'inscription disparue.

Triton saisissant une Néréide. Groupe en pierre calcaire du monument nord d'En Chaplix. Vers 30 apr. J.-C.

L'édicule était de plan carré et abritait au centre une statue d'homme en toge, entouré d'un homme et d'une femme. La flèche, de section carrée, se terminait par une pomme de pin, symbole d'immortalité.
 

Inscriptions romaines

Quelques inscriptions présentées au rez-de-chaussée du Musée

De tout temps, la communication écrite a été considérée comme une information durable, à court ou long terme, contrairement au langage parlé ; ainsi les inscriptions appartiennent aux témoignages les plus importants pour l’interprétation du passé.

Les provinces de l’Empire romain ont livré des centaines de milliers d’inscriptions jusqu’à ce jour. Elles sont faites sur des matériaux très divers : taillées dans la pierre, réalisées en mosaïque, ciselées ou poinçonnées dans le métal, estampillées dans la céramique ou la tuile, peintes sur un enduit mural. Elles contiennent des informations de toutes sortes et sont un support de promotion personnelle ou de propagande pour l’état.

Les inscriptions sont essentiellement rédigées en latin dans la partie occidentale de l’Empire romain, rarement en grec. L’épigraphie, science qui se consacre à leur étude, les subdivise en fonction de leur contenu, en inscriptions votives, honorifiques, architecturales et funéraires. Les inscriptions votives sont en relation avec les sanctuaires et les temples ; les inscriptions honorifiques se concentrent sur le forum, aux côtés des statues ; les inscriptions architecturales ornent des édifices publics comme les thermes, les théâtres et les ponts ; les inscriptions funéraires se situent dans les nécropoles, le long des voies d’accès. Les frontières entre ces différents groupes sont très perméables : ainsi, la construction d’un édifice offre à son donateur l’occasion d’être nommé de façon détaillée ; les textes des stèles funéraires peuvent être rédigés de façon à faire l’éloge du défunt. Dans toutes les inscriptions, les commanditaires sont mentionnés à côté de l’événement ou du destinataire du texte, ce qui les met tous deux au premier plan. Une inscription est toujours mise en place en relation avec la création d’un lieu public, de la construction d’un édifice ou de l’érection d’une statue.

Sur les inscriptions prestigieuses, les 21 lettres de l’alphabet latin, dont certaines servent également de chiffres, sont principalement écrites en majuscules. Des éléments ornementaux comme des cadres, des éléments peints ou des représentations figurées renforcent l’effet rigoureux. En opposition avec le fort impact de la réalisation, leur contenu est souvent codé et en quelque sorte secondaire. Les mots sont souvent réduits à leurs seules premières lettres et le texte se résume à des formules toutes faites. Dans l’Antiquité, nombre de personnes sont analphabètes, ainsi les gens, regardant une inscription officielle, sont probablement plus frappés par son aspect majestueux que par le sens exact des informations qu’elle transmet.

Architrave en pierre calcaire avec dédicace des bateliers de l'Aar et de l'Aramus en l'honneur de la famille impériale. Fin du 2e siècle apr. J.-C. Découverte dans l'insula 33, en bordure du forum.
In honorem domus divinae [na]utae Aruranci Aramici scholam de suo instruxerunt [l(ocus)] d(atus) d(ecreto) d(ecurionum)
"En l'honneur de la maison divine, les bateliers de l'Aar et de l'Aramus ont fait construire cette schola à leur frais. L'emplacement a été choisi par décret des décurions"

La fabrication d’une inscription taillée dans la pierre occasionne des dépenses considérables. Aux frais découlant de la qualité du matériau et de la grandeur du texte s’ajoutent les salaires de différents spécialistes. Un homme de lettres (auctor) rédige d’abord le texte, un “ arrangeur ” (ordinator) le met ensuite en forme en fonction des dimensions du bloc, puis un peintre (pictor) le reporte sur la pierre et enfin, un tailleur de pierre (lapidarius) réalise la gravure. Même si l’on ne peut plus calculer exactement aujourd’hui le détail des coûts, on peut supposer que les commanditaires d’une inscription appartiennent pour la plupart à la population aisée.

Chapiteau de pilastre en pierre calcaire avec dédicace aux Lugoves.
Le chapiteau supportait plusieurs statues. Fin du 2e ou
début du 3e siècle apr. J.-C. Découvert entre l'enceinte du
temple de la Grange des Dîmes et celle du temple du Cigognier

Les inscriptions d’Aventicum

Le site d’Aventicum a livré à ce jour quelques 150 inscriptions sur pierre. Certaines ont des proportions si monumentales qu’il est impossible de les présenter faute de locaux d’exposition adaptés ! Cet héritage ne représente toutefois qu’une petite partie de l’ancien apparat de la ville antique.

La plupart des inscriptions conservées sont honorifiques et mettent en évidence les carrières de plusieurs citoyens ainsi que les services qu’ils ont rendus à la population helvète et romaine de la colonie. Il en ressort que quelques clans familiaux ont joué un rôle considérable dans l’administration et les tâches politiques de la ville, dont la destinée était donc liée de façon significative à l’influence et aux intérêts personnels de ces familles.
Les dédicaces montrent que la population était proche du monde religieux romain, tout en restant attachés aux représentations sacrées gauloises. Un nombre relativement élevé de personnes ont exercé la fonction de prêtre dans le cadre du culte impérial.

Trois des voies au moins qui menaient aux portes de la ville étaient des voies funéraires, bordées de stèles. Les exemplaires conservés se caractérisent par des textes plutôt courts et par une très grande diversité.
Quelques inscriptions témoignent de l’engagement financier que certains consentaient pour l’entretien et la construction des édifices publics. Les mentions de scholae, qui sont des halles d’honneur ou des lieux de réunion, sont fréquentes. Lorsque l’on voulait honorer des citoyens émérites à Aventicum, on ne se contentait pas de leur dédier des statues et des inscriptions mais on leur accordait la permission d’édifier une schola.
 

Autel en pierre calcaire avec dédicace à la déesse Aventia et au Génie des habitants domiciliés à Avenches (incolae). 2e - 3e siècle apr. J.-C. Emplacement d'origine inconnu.
Deae Aventiae et Gen(io) incolar(um) T(itus) Ianuarius Florinus et P(ublius) Domitius Didymus curatores col(oniae) ex stipe annua adiectis de suo (sestertiis) n(ummum) ID A la déesse Aventia et au Génie des habitants domiciliés (incolae)
"Titus Ianuarius Florinus et Publius Domitius Didymus, curateurs de la colonie (ont élevé ce monument) avec l'argent de la collecte annuelle en ajoutant, de leurs fonds propres, 1500 sesterces"

Mosaïques, sculptures et peintures murales

Outre les pratiques funéraires, les inscriptions et les sculptures des monuments d’En Chaplix, le rez-de-chaussée du Musée présente quelques exemples de décors intérieurs d’habitats avenchois, en particulier des mosaïques, dont l’une figurant le combat du héros Hercule contre le roi africain Antée. Daté du 3e siècle apr. J.-C., ce pavement ornait une maison de l’insula 59.

Le décor peint des habitations est illustré par la fresque dite du « salon rouge » qui ornait le salon ou la salle à manger d’une maison de l’insula 18 (milieu du 1er siècle apr. J.-C.).

Est également exposée dans une niche de la tour une sculpture en calcaire représentant un lion terrassant un animal.

Site et Musée romains d'Avenches
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CH - 1580 Avenches
 
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F : +41 (0)26 557 33 13
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D'avril à septembre :
Mardi à dimanche - 10h à 17h
Ouvert les lundis de Pâques et de Pentecôte; ouvert tous les jours en juin
 
Octobre et de février à mars :
Mardi à dimanche - 14h à 17h
 
De novembre à janvier :
Mercredi à dimanche - 14h à 17h.
Fermé les 25, 26 et 31 décembre et les 1er et 2 janvier